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Il
est généralement admis que la démocratie est une valeur
universelle qui résulte de la volonté librement exprimée des
peuples qui définissent ainsi leur propre système politique,
économique, social et culturel. Valeur universelle, la démocratie
ne traduit pas moins la diversité et le génie des peuples
concernés, comme l’a souligné d’ailleurs le Document final du
Sommet Mondial de 2005 tenu à New York sous les auspices de l’Organisation
des Nations Unies : « Quand
bien même les démocraties ont des caractéristiques communes, il n’existe
pas de modèle unique de démocratie et (…) la démocratie n’est
pas l’apanage d’un pays ou d’une région… ».
Des
élections libres et périodiques, le respect des droits de l’homme
et des libertés fondamentales sont, entre autres, des éléments
souvent considérés essentiels à un système démocratique.
Quant
aux élections, il est communément reconnu qu’elles doivent
permettre aux citoyens de se prononcer sans contrainte aucune dans
le choix de ceux qui seront leur représentants aux différents
niveaux du gouvernement local, régional et national. L’alternance
est donc un élément fondamental du fait démocratique. L’alternance
au moyen des urnes, si le peuple en décide ainsi, est également
une caractéristique essentielle de la démocratie.
La
vague de démocratisation survenue dans les années 70 en Europe du
Sud, dans les années 80 en
Amérique latine et dans les années 90 en Europe de l’Est,
en Afrique et en Asie permet de procéder à une analyse des
modalités de l’alternance démocratique.
S’agissant
plus particulièrement de l’Afrique, l’on a assisté depuis une vingtaine d’années à un
"Renouveau démocratique" marqué par l’adoption de la
démocratie libérale et pluraliste, fondée sur les droits de l’homme
et les libertés fondamentales, l’Etat de droit et l’alternance
par voies légales au pouvoir.
Toutefois,
il a été relevé des résistances à l’alternance
démocratique. Ces résistances ont revêtu et revêtent plusieurs
formes que sont notamment les manipulations de
la Constitution
pour se maintenir au pouvoir, la contestation ponctuée de
manifestations souvent violentes voire meurtrières comme en
témoignent les récentes élections présidentielles
au Kenya (décembre 2007) et au Zimbabwe (mars 2008).
Il
parait donc utile, compte tenu de ce qui précède, de procéder à
la lumière des expériences vécues plus particulièrement à un
examen prospectif aux fins d’identifier les mesures et mécanismes
susceptibles de garantir l’alternance démocratique au pouvoir.
Dans
une telle perspective, le Fonds des Nations
Unies pour
la Démocratie
(FNUD) a décidé d’apporter son appui financier au projet de l’Institut
des Droits de l'Homme et de Promotion de
la Démocratie
: la démocratie au quotidien (IDH – Cotonou, République du
Bénin) d’organiser une Conférence internationale sur le
thème :
« Les défis de l’Alternance
démocratique ». Cette conférence se penchera plus
spécialement sur l’expérience africaine dans le domaine de l’alternance
démocratique.
La
réunion de Cotonou suit celle sur les stratégies pour la promotion
de la démocratie, organisée par le FNUD à New York au siège des
Nations Unies en juillet 2006, et celle sur les transitions
démocratiques organisée par le Centre international pour la
transition démocratique en partenariat avec le FNUD à Budapest
(Hongrie) en avril 2007.
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